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Disque 1 La chute
Je m'éveillai, c'était la maison natale. Il pleuvait doucement dans toutes les salles Yves Bonnefoy, Les Planches courbes
Je tombe, je tombe, je tombe ! La chute est si belle Emplie d'espace et d'étoiles Qui implosent en trous noirs Attirant toute matière autour de moi C'est le noir
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C'est le chuchotement de l'eau sur les pierres Toutes les lumières s'éteignent Sur les deux corps qui se rapprochent L'ombre grandit et se réchauffe Sur les deux corps qui saignent de leurs artères Le fil des rires s'enfuit derrière les portes
On sent le parfum des fleurs Celui de l’herbe coupée Sous les rayons du Soleil au réveil Voici le fil qui se déroule jusqu'au mur Où derrière se tient la mer en abysses bleu profond
Et le vin qui tombe en tâches rouges sur le pavé D'une coupe Sous l'arbre, contre le tronc vieux et noueux
Les pas qui s'évadent dans les escaliers Suivis des Echos fantomatiques des conversations murmurées |
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 La chute Est si belle |
Icare
Il dit, et d'un rocher qu'a miné la vague sonore, il se jette dans la mer. Touchée de compassion, la Néréide Thétis adoucit sa chute, le couvre de plumes. Ovide, Les Métamorphoses, Livre XI
 Tout y meurt Surtout Icare |
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 | Je veux la lumière du Soleil J’y vois Oh, jusqu’à la mer
Juste, porte-moi Icare Jusqu’à brûler et tombant
Dans une mer Où de leurs yeux Euryale, Méduse et Sthéno contemplent ma chute
Y voir Les chevaux de Poséidon Ses sandales, à Mercure
Jusqu’à Io Passant par des tunnels À la lumière d’Eurymédon Pilleur d'étoiles
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Tout y meurt Les étoiles, et Surtout Icare
Il est bien tard Pour perdre Que sais-je
Les labyrinthes mineurs Par où passent Arianne et son fil |
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